Le prévisionnel, ce n'est pas des maths compliquées réservées aux comptables : c'est raconter ton projet en chiffres pour vérifier qu'il tient debout. C'est aussi l'outil qui te permet de piloter tes premiers mois sans naviguer à l'aveugle. Voici comment le construire, même si les chiffres ne sont pas ton fort.

À quoi il sert

Le prévisionnel sert à anticiper : combien tu vas gagner, combien tu vas dépenser, et à partir de quand tu deviens rentable. C'est ta boussole pour les mois qui suivent le lancement.

C'est aussi la pièce maîtresse de ton business plan : sans lui, aucun financeur ne peut évaluer sérieusement ton projet.

Estimer ton chiffre d'affaires

Pars du concret plutôt que d'un pourcentage du marché : nombre de clients réaliste par mois, panier moyen, fréquence d'achat. En multipliant ces trois éléments, tu obtiens une estimation défendable.

Mieux vaut une hypothèse prudente que tu dépasses qu'un chiffre gonflé qui s'effondre à la première confrontation avec la réalité.

Charges et seuil de rentabilité

Liste toutes tes charges, fixes (loyer, abonnements, assurances) comme variables (matières, commissions). On en oublie toujours, alors sois large.

Le seuil de rentabilité, c'est le chiffre d'affaires à partir duquel tu ne perds plus d'argent. Le connaître, c'est savoir exactement quel objectif tu dois atteindre chaque mois.

La trésorerie, le nerf de la guerre

Beaucoup d'entreprises pourtant rentables coulent par manque de trésorerie. La raison : un décalage entre le moment où tu paies tes charges et celui où tes clients te règlent.

Surveille ce décalage de près, surtout au démarrage. Une activité viable sur le papier peut se retrouver à sec si l'argent n'entre pas assez vite.

À lire aussi : Rédiger un business plan · Recherche de financement

← Tous les articles